http://www.militaryphotos.net/forums/showthread.php?192449-Swiss-Army-1950-1990-(old-school)&p=5418227&viewfull=1#post5418227

La constatation de « l’anémie de la pensée militaire » n’est pas nouvelle. Mais la pauvreté de la réflexion militaire suisse contemporaine est-elle uniquement causée par un manque de formation et d’esprit critique des officiers ou n’est-elle pas aussi, ce que je postule dans cette contribution, la conséquence d’autres facteurs ?

J’avance ainsi que la pensée militaire suisse stagne notamment parce que la forme du lien entre l’armée et la Confédération suisse est en phase de transition. Cette attache évolue d’une forme traditionnelle de « nation en armes », une armée de citoyens décrite par David Rapoport, vers une « armée de marché », A Market Army, que le sociologue israélien Yagil Levy expose comme « l’émulation des pratiques du marché par l’armée ». La raison d’être de l’armée et sa perception par la population sont en mutation. La pensée militaire, considérée comme l’ensemble des croyances partagées sur l’emploi de la contrainte au sein d’une force armée, change en conséquence. Le passage vers l’armée de marché l’influence négativement: cet enchainement implique notamment une inversion de la relation entre l’armée et l’économie. Auparavant, les principes et les organisations militaires influençaient l’économie. Désormais, c’est l’économie qui inspire les forces armées. Cette transformation agit sur la qualité de la pensée militaire suisse, parce que cette dernière cristallise dans le domaine militaire les valeurs et les croyances politiques générales acceptées. D’autre part, la pensée de marché n’est pas adaptée à penser la guerre.

Je commence par rappeler le lien entre armée, guerre et État. Je présente un modèle du lien armée – Confédération originel. Je présente ensuite un modèle plus contemporain et la pensée qui en découle. En troisième partie, je décris les limites de ce modèle et analyse ses conséquences.

Paru dans les Actes du symposium 2012 du CHPM.

 

 

Im vorliegenden Artikel soll gezeigt werden, unter welchen spezifischen Verhältnissen sich die Auftragstaktik herausgebildet hat, wobei in einem kurzen Exkurs auch die Entwicklung in der Schweiz skizziert wird. Diese historischen Ausführungen sind insofern von Relevanz, als dass dabei evident wird, dass die Führung mithilfe der Auftragstaktik zunächst in der Tat eine unmittelbar sachliche Notwendigkeit war, d.h. eine konkrete Antwort auf das zunehmend komplexere Umfeld, in welchem Kriege im 19. Jahrhundert ausgefochten wurden. Der Hinweis auf die historischen Wurzeln der Auftragstaktik und die Erkenntnis, dass die Ursprünge keineswegs in einem bestimmten freiheitlichen Menschenbild liegen, ist mit Blick auf die aktuellen technologischen und sicherheitsrelevanten Veränderungsprozesse angebracht. Wie deutlich wird, fällt eine Beurteilung durchaus ambivalent aus. Entsprechend vorsichtig und unter Vermeidung voreiliger Schlussfolgerungen werden dann vorläufige Erkenntnisse zusammengefasst.

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