Source – This week, we welcomed a delegation from the Bangladesh Institute of International and Strategic Studies (BIISS). Our director, Ambassador Thomas Greminger provided the official welcome, followed by our Chief of Staff, Col. Christian Bühlmann, who provided an overview of the GCSP.

Le président de Mil@CampusLausanne, le lt Marc Abetel, m'a invité à présenter le GCSP lors de l'AG de son association. La conférence a été suivie avec attention et les questions pertinentes ont conclu cette intervention.

 

Alexandre Vautravers, Christian Bühlmann & Urs Leffel (2022) "Le but, l'objectif et les moyens (Zweck, Ziel und Mittel)", Revue militaire Suisse (01), p.13-15

Lors de sa présentation des capacités du futur « cyber command », le divisionnaire Alain Vuitel a encouragé les participants à « réfléchir au questions essentielles » et « faire vivre les idées pour notre sécurité ».

Non que nos soldats et nos cadres manquent de réflections, d’idées ou d’envie de s’instruire et de développer leurs compétences. Mais il faut, à un échelon donné, mettre en cohérence et synchroniser les initiatives, les idées, les doctrines, les options, les processus – afin de rendre le travail efficace et de se focaliser sur un objectif.

Les participants au Stage opératif de l’Armée sont incorporés pour la plupart au Commandement des opérations (Cdmt Op), à l’instruction opérative (SCOS), ou à l’Etat-major militaire stratégique (MSS). La mise en commun de personnalités expérimentées, souvent aux nombreux talents, connaissant bien la pyramide institutionnelle de l’Armée et de l’administration fédérale, mais riche également de nombreuses autres expériences et spécialités – est une opportunité unique, que l’on ne saurait comparer qu’avec certaines Hautes écoles de management internationales. Le ticket d’entrée est donc très exclusif. Les félicitations lors de l’achèvement du stage, diplôme en main, sont alors une réelle fierté.

 

Par Christian Bühlmann et Michael Freudweiler

Pour Clausewitz, « La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens », c’est-à-dire que la conflictualité est un acte de pouvoir qui requiert une direction politique du militaire. Pourtant, dans les États occidentaux contemporains, la dichotomie entre ces deux échelons met à mal cette unité d’action. Cette brève contribution décrit succinctement la réponse suisse à cet état de fait : l’état-major militaire stratégique (EMMS) du chef de l’Armée (CdA). On présentera succinctement la problématique de la conduite militaire dans une démocratie, d’où découle l’exigence d’un état-major à l’interface entre le chef de l’Armée et la conduite politique. On décrira ensuite les tâches et l’organisation de l’EMMS ainsi que ses produits. Ceux-ci permettent d’une part d’informer l’échelon politique et d’autre part, de déterminer le cadre des travaux des subordonnés directs du CdA. En conclusion on soulignera l’importance d’un état-major de milice au niveau stratégique.