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Rudolf Jaun, Michael Olsansky, Sandrine Picaud-Monnerat
An der Front und hinter der Front / Au front et à l'arrière
Der Erste Weltkrieg und seine Gefechtsfelder / La Première Guerre mondiale et ses champs de bataille

Der Erste Weltkrieg zog alle Weltmächte in seinen Bann. An der Gefechtsfront und an den Heimfronten unternahmen die Kriegsmächte unvergleichliche Anstrengungen. Mit vielfach erhöhter Produktion und umfassender Mobilisation versuchten sie, den Erfolg an der Gefechtsfront zu erzwingen. Dies führte zu einem Wandel der Streitkräfte und der Kampfführung, aber auch zu einer Totalisierung der Kriegsführung unter Einbezug ganzer nationaler Gesellschaften und ihrer Kultur.
Nach dem Krieg zogen die politischen und militärischen Eliten «Kriegslehren» von ganz unterschiedlicher Tiefe. Ebenso intensiv und umstritten waren die gesellschaftliche Verarbeitung und das Gedenken an diesen Krieg. Der Band vereint 19 Beiträge, verfasst von international renommierten Historikerinnen und Historikern.

Herausgegeben von Rudolf Jaun, Michael Olsansky, Sandrine Picaud-Monnerat, Adrian Wettstein. Mit Beiträgen von Ian Beckett, Roger Chickering, Michael Epkenhans, Stig Förster, Gerhard P. Gross, Wim Klinkert, Günter Kronenbitter, Gerd Krumeich, Sönke Neitzel, Michael Olsansky, Markus Pöhlmann, Dimitry Queloz, Roman Rossfeld, Martin Schmitz, Georges-Henri Soutou, Adrian Wettstein, Béatrice Ziegler.

Allocution prononcée à l’ouverture de l’après-midi du colloque du 12 février 2011.

Comme ancien officier supérieur adjoint du chef de l’Armée (CdA), c’est avec émotion que j’ai contribué à cet hommage à Bernard Barbey, chef d’état-major (EM) personnel du général Guisan. La similitude de l’organisation, à défaut de la proximité du contexte historique, est l’organisation, à défaut de la proximité du contexte historique, est passionnante. Le brigadier Daniel Berger, président du Centre d’histoire et de prospective militaires (CHPM), soulignait aussi, par-delà les aspects  de prospective militaires (CHPM), soulignait aussi, par-delà les aspects on ne peut que l’approuver.
Nombre de problèmes éternels de notre système militaire sont en effet décrits dans les deux ouvrages militaires majeurs de Barbey, P.C. du Général et Aller et retour : ainsi, l’influence marquée de la politique sur les décisions militaires, qui dépasse, dans le niveau de détail des prescriptions, la «blosse Fortsetzung der Politik», chère à Carl von Clausewitz,’ les frictions entre les niveaux de commandement ; la difficile mise en œuvre aux bas échelons des missions ordonnées par le commandement suprême ; la nécessité incontournable d’un niveau militaire stratégique.

L’intuition d’un rapport entre la guerre et l’État est ancienne : « Le conflit est le père de toute chose », avance Héraclite. Cependant, sous l’influence de la culture stratégique américaine, qui considère la conflictualité comme une activité industrielle, la conduite de la guerre moderne est souvent comparée à une activité de gestion (Bühlmann 2014, Levy 2010). Mais dans les faits, les conflits ne consistent pas seulement en des processus industriels et logistiques visant à créer un effet stratégique au bon endroit, au bon moment et avec l’intensité demandée. Pour appréhender les guerres du futur dans une approche plus large, il est nécessaire de dépasser l’étude de la transformation de la guerre pour s’attacher à l’influence de la mutation des conflictualités sur la forme de l’État occidental.

Je vais tout d’abord rappeler l’approche proposée par le politiste Charles Tilly (1992), puis j’esquisserai les contours des nouveaux conflits avec un modèle générationnel et avec celui des menaces hybrides. J’analyserai alors quelques conséquences de la modification de la guerre sur celles de l’État en m’attachant à deux aspects : (1) la transformation du système de gouvernement et (2) la représentation du citoyen.

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