En Suisse, plus qu’ailleurs, l’armée n’est pas qu’un instrument de la politique de sécurité. Comme Peter Braun et al. l’affirment, elle est un « komplexes Gebilde, das durch mannigfaltige Bezüge eng mit der Gesamtgesellschaft verwachsen und verwoben ist». Pour appréhender ce système complexe, il est nécessaire de dépasser les explications réductrices. C’est ainsi que Rudolf Jaun, Peter Braun et d’autres ont identifié la continuité, dans la longue durée, de catégories pérennes de croyances portant sur le militaire. Ces auteurs décrivent l’évolution des tensions entre deux visions du monde et leurs conséquences sur la politique de défense helvétique, pour une période allant jusqu’à la fin des années soixante : une posture réformiste et républicaine d’une part, et une posture militariste d’autre part.

 

Christian Bühlmann (2013) "De la « nation en armes » à « l’armée de marché » - « la commodisation de la pensée militaire suisse»" in La pensée militaire suisse de 1800 à nos jours, Actes du Symposium 2012, Pully: Centre d'histoire et de prospective militaires.

 

André Blattmann, Christian Bühlmann (2013). "Wehrpflicht: Eine liberale Verantwortung", ASMZ 08/2013, S 2-3.

Cette contribution est une version adaptée et traduite de mon travail de master. Elle est publiée dans le dernier numéro de Stratégique préparé par Hervé Coutau-Bégarie. Je rends ici homage à ce chercheur érudit et prolixe, disparu le 28 février 2012.

« Pour mener des hommes à construire un navire, il ne faut pas d’abord leur dispenser des outils et des planches. Il faut commencer par leur donner l’envie de l’Océan »... A la recherche de la source de cette phrase attribuée à Antoine de Saint-Exupéry, je consulte Citadelle [Gallimard 1948]. Las, je n'y trouve pas ce passage. Etonnant. D'autant que cette citation est souvent rappelée dès que l'on parle de changement ou de stratégie

Dans un récent article, intitulé Kritisches Denken bringt die Armee weiter, Bruno Lezzi constate la stagnation du débat sur le développement de l’armée suisse. Il regrette que notre politique de défense soit encore pensée à l’aune de la Guerre froide. Ni l’armée, ni le DDPS ne fournissent de véritables contributions stratégiques. Lezzi compare cet état de fait avec l’étranger, en particulier les États-Unis, où les officiers sont invités à débattre de manière critique des orientations doctrinales et stratégiques. Ces réflexions, considérées comme un pilier fondamental de la formation intellectuelle des officiers, constituent une partie intégrante de leur cursus professionnel. Il invite la Suisse à changer de paradigme et à accepter une pensée critique comme préalable à la transformation de l’armée.

Nouvel article consacré à la conduite par objectifs dans la Military Power Revue de l'armée suisse.

Cet ouvrage intègre une contribution commune avec Alain Vuitel, sous le titre "Penser la crise, méditer la guerre : une relecture contemporaine de Reichel".

Christian Bühlmann (2010) and Alain Vuitel. "Penser la crise, méditer la guerre: une relecture contemporaine de Daniel Reichel." In Le feu et la plume : hommage à Daniel Reichel, Bière: Cabédita.