• "...im Internet, oder wie das gfotz heisst"

     

    Une promenade dans l'Emmental s'achève près d'une petite maison. Trois poules picorent en liberté. Une dame âgée, à la belle chevelure blanche, s'avance tranquillement, portant une petite cuvette en plastique bleue remplie de carottes émincées. Locace, elle explique qu'un renard avait mangé ses poules. Pour les remplacer, sa fille a sauvé les gluggere d'une ferme en batterie. Elle les a trouvées "im internet, oder wie das gfotz heisst." Elle nous quitte pour aller nourrir ses agneaux.
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crever transitif

1. Ouvrir, faire éclater par un effort violent.

  • Le débordement des eaux a crevé la digue. Crever un sac à force de le remplir.
  • Un gros poisson creva les filets. Crever le fiel d’un poisson en l’éventrant.

2. (Par extension) (Familier) Rendre malade ; faire presque mourir par un excès de fatigue ou de nourriture.

Cet interrogatoire aurait apporté plus de lumière si l’accusé avait répondu aux questions qui lui étaient posées. Mais Crainquebille n’avait pas l’habitude de la discussion, et dans une telle compagnie le respect et l’effroi lui fermaient la bouche. Aussi gardait-il le silence et le président faisait lui-même les réponses ; elles étaient accablantes. Il conclut :

— Enfin, vous reconnaissez avoir dit : « Mort aux vaches ! »

— J’ai dit : « Mort aux vaches ! » parce que M. l’agent a dit : « Mort aux vaches ! » Alors j’ai dit : « Mort aux vaches ! »

Il voulait faire entendre qu’étonné par l’imputation la plus imprévue, il avait, dans sa stupeur, répété les paroles étranges qu’on lui prêtait faussement et qu’il n’avait certes point prononcées. Il avait dit : « Mort aux vaches ! » comme il eût dit : « Moi ! tenir des propos injurieux, l’avez-vous pu croire ? »

Anatole France, L’Affaire Crainquebille, Édouard Pelletan, 1901 (pp. 37ss).

https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Affaire_Crainquebille/Chapitre_III

 

La pose des nimphéas

« Mais que dirai-je d’aucuns, vraiment mieux dignes d’être appelés traditeurs que traducteurs ? vu qu’ils trahissent ceux qu’ils entreprennent exposer, les frustrant de leur gloire… »

— Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française, chapitre VI

 

Pierre Leyris souligne par contre que « Traduire, c’est avoir l’honnêteté de s’en tenir à une imperfection allusive »

Source: Wikipedia